Mutations industrielles :

KODAK
pellicule Fin 2008 KODAK n'employait plus qu'une cinquantaine de salariés sur le site alors qu'ils étaient encore 2000 en 2005. L'annonce de la fin de l'activité liée à l'évolution photographique numérique entraîne une mobilisation de tous les acteurs locaux et conduit à l'élaboration d'un contrat territorial doté de 163 M€ avec la collaboration de la DIRECCTE - Servcie Développement des Entreprises et des Territoires. Fin 2008,  1 100 nouveaux emplois avaient été créés sur les 2 500 prévus par le contrat sur la période 2006-2009.
Le contrat de site arrive à son teme à l'automne 2010.


TEXTILE
Les deux tiers des effectifs de l'industrie textile bourguignonne sont implantés en Saône et Loire et le département est particulièrement concerné par l'évolution du secteur. Les entreprises de la filière sont régulièrement suivies par le RDE 71 depuis l'étude sur la filière qu'il avait réalisée en 2000-2002 et une nouvelle campagne de visites en 2006.. Si l'avenir de DIM inquiète il faut noter le dynamisme d'entreprises comme TROUILLET qui s'est associée au pôle de compétitivité textiles techniques de Rhône-Alpes. La DIRECCTE - Service Développement des Entreprises et des Territoires a relancé en 2009 le soutien du secteur en proposant aux entreprises une action collective associant innovation et GPEC.

NUCLEAIRE
Les cuves des centrales du programme nucléaire Français lancé lors du premier choc pétrolier ont été réalisées en associant le savoir faire du CREUSOT (aciéries et forges de CREUSOT-LOIRE) et de CHALON/SAONE (FRAMATOME). L'outil industriel développé à l'époque a vieilli pendant la traversée du désert de l'industrie nucléaire et n'est plus adapté aux nouvelles générations de réacteurs. La relance du nucléaire avec le lancement de l'EPR mobilise les acteurs bourguignons au sein du PNB (Pôle Nucléaire Bourgogne). Le rachat de SFARSTEEL (forge) par AREVA est une première traduction de la reconstitution du pôle industriel de fabrication des cuves. Les investissements pour augmenter la capacité de production du site AREVA du Creusot et de Chalon sur Saône en vue de réaliser la totalité des pièces de l'EPR sont engagés. Le RDE 71 a rencontré un panel de PME susceptibles de travailler en sous traitance pour les entreprises du secteur nucléaire afin de définir les mesures d'accompagnement à mettre en place. La première concrétisation sera une proposition de mise au niveau d'un référentiel QSE du PNB.
Pour plus d’informations voir la fiche sectorielle : Métallurgie et travaille des métaux

MECANIQUE
mecanique Le secteur de la mécanique et du travail des métaux est le premier secteur industriel du département. Le poids de la sous-traitance est important et les entreprises sont confrontées à la mondialisation par les donneurs d'ordre. Le RDE 71 a engagé en 2004 une action sur le secteur de la mécanique qui à conduit après la visite de plus d'une centaine d'entreprises à un programme d'action collectives engagées en 2005, mené en lien avec le CETIM et l'UIMM. Cette action s’est prolongée par la mise en place d’un contrat professionnel de progrès avec la filière régionale.
Pour plus d’informations voir la fiche sectorielle : Equipements Mécaniques


Mâcon : une industrie diversifiée

Le plus gros employeur industriel mâconnais, AREVA T&D (ex ALSTOM) a été repris par SCHNEIDER ELECTRIC en 2010 avec un engagement de maintien de l'emploi. Plusieurs leaders européens ou nationaux y sont implantés comme METSO MINERALS (concasseurs NORDBERG), les compteurs d'eau  ITRON (ex SCHLUMBERGER) les jus de fruits JOCKER ou encore les cartes postales du groupe EDITOR.


Autun : une grande dépendance à l’industrie textile


textil Une entreprise du secteur textile (DIM, plus de 1 000 salariés) représente plus d'un tiers de l'emploi industriel. Sa cession par le groupe SARA LEE a un fonds d'investissement américain et les difficultés pesant sur le secteur du textile accroissent les incertitudes sur l’évolution du site.

Châlon-sur-Saône : forte croissance du nucléaire qui ne compense pas la disparition de KODAK.

La création du Pôle nucléaire Bourgogne devrait conforter la croissance de l'activité des industriels du secteur et plus particulièrement AREVA NP (+ 10 % d'emplois par an) qui devient le premier employeur du secteur suivi par le groupe Saint Gobain avec 3 unités de production.
Le tissu industriel compte de nombreuses unités de grands groupes : Philips éclairage, Alcan, Socla, GIDI. Le secteur du transport-logistique est aussi fortement représenté.


Montceau-les-Mines : un emploi industriel en forte diminution


Le principal employeur est MICHELIN qui représente prés d'un tiers de l'emploi industriel du bassin a perdu 600 emplois depuis 2008.  Un projet de création de 600 emplois dans un centre d'appel est soutenu dans le cadre de la revitalisation du bassin.  Du passé minier ne reste que la centrale électrique exploitée par la SNET maintenant alimentée par du charbon importé. Elle pourrait être maintenue en service jusqu'en 2012 moyennant des travaux de réduction des rejets. Son remplacement par une centrale alimentée au gaz naturel est toujours au stade des études.

Digoin : une zone industrialisée marquée par la métallurgie, l’automobile et la céramique


Bien que la réputation du berceau de la race charolaise est liée à l'agriculture, l'emploi industriel est fortement représenté avec des unités comme FPT (IVECO) à BOURBON ou ARCELOR-MITTAL Stainless France (UGINE) à GUEUGNON qui comptent plus de 1 000 salariés. La crise économique a fortement impacté leur activité avec un recours important aux mesures de chômage partiel. Le site historique de POTAIN leader mondial des grues à tour à LA CLAYETTE a été condamné par le groupe MANITOWOC entraînant la disparition de la totalité des emplois fin 2010, dont une centaine transférés dans le département de la Loire.
Le secteur de la céramique souffre de la concurrence internationale y compris les deux leaders au plan national, les sanitaires d'Allia (qui ont supprimé 83 postes soit un quart des effectifs en 2009) et la poterie culinaire d'Emile Henry.

Louhans : une industrie dominée par les activités agro-alimentaires


L'agroalimentaire est évidemment fortement représenté (abattoirs et conditionnement de volaille de Bresse) notamment LDC avec 700 salariés à BRANGES mais la plasturgie occupe un place non négligeable avec deux entreprises de plus de 300 salariés.