L’automobile en Bourgogne

La Bourgogne est une région industrielle et les activités liées à l’automobile représentent une part importante de l’emploi.

équipementierL’outil statistique chiffre à environ 30 établissements et 4300 emplois le poids du secteur en Bourgogne, plaçant celle-ci au 15ème rang des régions françaises. Ce chiffre correspond aux entreprises enregistrées par l’Insee au titre des codes constructeurs et équipementiers et ne reflète pas une réalité plus complexe. En effet de nombreux sous-traitants sont enregistrés sous leur code métier : plasturgie, mécanique, …

Le pôle automobile bourguignon chiffre à 316 le nombre d’entreprises intervenant dans la filière, qui représenteraient au total 15 000 emplois en Bourgogne. Le pôle lui-même regroupe 70 entreprises adhérentes pour + de 21 000 emplois.

On peut très raisonnablement estimer que près de 11 000 salariés travaillent directement pour la construction de véhicules en Bourgogne, pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 2 milliards d’euros.

Néanmoins, la Bourgogne fait partie des régions qui ne disposent pas de grand site de production de véhicules. On sait que ces sites des constructeurs ont pendant longtemps concentré géographiquement une chaîne d’établissements et d’activités périphériques, industrielles et de services, tout en jouant un rôle social et collectif fondamental. La Bourgogne est ainsi une région atypique et généralement mal identifiée par rapport aux grands bassins d’Ile de France, du Nord Pas-de-Calais, de Franche-Comté.

Hormis les PME qui produisent des véhicules de compétitions à Magny-Cours, un seul établissement de constructeur est identifié en Bourgogne, Fiat Powertrain Technologies (Ex IVECO) à Bourbon-Lancy, qui produit des moteurs, essentiellement pour les poids lourds et représente 1 400 emplois. Ce site en pleine expansion n’est néanmoins que très faiblement donneur d’ordres pour la sous-traitance régionale.

La Bourgogne a accueilli et vu se développer de nombreux sites d’équipementiers. Implantés en Bourgogne pour des raisons historiques diverses, l’enjeu pour ces sites est d’assurer leur pérennité. Dans ce contexte exacerbé de concurrence mondiale, leur véritable avenir se joue en effet au sein même de leur groupe. Ils doivent ainsi démontrer leur « utilité » et leur performance globale. Celle ci est fondée sur leurs équipements, leur organisation, la qualité et la fiabilité de leur main d’œuvre, la logistique associée, éventuellement la proximité et la performance de leurs propres sous-traitants,… Concernant ce point, ces établissements n’ont néanmoins pas forcément eu la responsabilité du choix de leurs sous-traitants. Sans aller jusqu’à rechercher une préférence régionale, ils n’ont que très rarement eu la responsabilité derecherche de fournisseurs, en particulier de pièces et fonctions. Seuls un certain nombre de services de proximité (conditionnement, logistique, maintenance…) leur sont liés.

Encore trop souvent simples sites de production, ils doivent pouvoir jouer sur un environnement technologique régional spécialisé et sur leur situation géographique pour développer ou intégrer des capacités d’innovation, de recherche et de développement, de logistique. Enfin ces établissements d’équipementiers n’entretenaient entre eux quasi aucunes relations industrielles (cf l’histoire et la typologie des principaux sites), ni bien entendu plus informelles. La création d’AutoBourgogne et sa vie collective sont ainsi fondamentale pour échanger sur un certain nombre de thèmes comme la formation, la logistique, les appuis techniques …