Perspectives de croissance
En 2006, le chiffre d'affaires total du secteur "Edition, Imprimerie, Reproduction" reste stable à 26 milliards d'euros. Depuis 2002, la baisse des effectifs se poursuit : - 2,8 % pour 2006.
1521 entreprises de vingt salariés ou plus composent le secteur, soit une baisse de 3,6 % par rapport à 2005. Environ 80 % des entreprises de ce secteur emploie de 20 à moins de 100 salariés.Les 267 entreprises de plus de 100 salariés réalisent près des deux tiers du chiffre d'affaires global. Classé dans l'ensemble "biens de consommation", le pôle édition, reproduction, imprimerie, représente environ 36 % des entreprises de cet ensemble. Il emploie 27 % des effectifs et génère 19 % du chiffre d'affaires. Ce secteur dépend essentiellement du marché national, son taux d'exportation reste faible avec 7,5 % du chiffre d'affaires total, avec toutefois une hausse en évolution de presque 2 %.
Le secteur de l’imprimerie est adossé en amont aux industries du papier-carton et de la parachimie (encre et vernis notamment) ; en aval les clients sont constitués d’entreprises commerciales, d’éditeurs, d’établissements financiers et d’administrations. Les ménages, via la distribution, constituent enfin l’essentiel des débouchés pour le secteur de l’édition. Les exigences croissantes en termes d’environnement et les demandes de plus en plus pressantes des clients pour un produit intégrant plus de services (routage par exemple) sont autant de contraintes qui pèsent sur tous les aspects des métiers, particulièrement dans l’imprimerie.
L'utilisation grandissante de la reprographie et le développement du commerce électronique fragilisent les secteurs de l'impression d'imprimés administratifs et commerciaux. Similairement, le marché des imprimés en continu souffre également du développement des échanges de données informatisées.
Sur le marché des livres et des périodiques, le développement d'Internet a poussé les éditeurs à élargir leur offre papier afin de rester attractifs (le secteur des livres est d'ailleurs en croissance constante depuis 1998). Le livre est de plus en plus recherché pour son contenu et son usage, plus que pour sa simple possession : les prêts en bibliothèque augmentent et les extraits d’ouvrages sur l’Internet sont de plus en plus disponibles. Mais l'impression de livres s'est concentrée sur les tirages importants, et les imprimeries positionnées sur les tirages moyens souffrent actuellement de cette évolution, notamment en Bourgogne. Cependant, l’avenir du support papier est loin d’être compromis, puisque trois grandes catégories de livres contribuent pour moitié au chiffres d’affaires du secteur de l’édition : la littérature générale, les livres scolaires et les livres pratiques. La diversification des produits (extension aux catalogues ou aux périodiques) peut permettre aux industriels de résister aux difficultés du livre en moyen ou petit tirage.
Enfin, les besoins croissants en marketing et en emballage ont permis une bonne tenue des marchés concernés : le marché des imprimés publicitaires et des affiches a connu la plus forte croissance du secteur depuis quinze ans.
Comme les marchés les plus importants en volume (VPC et périodiques, 40 % du volume imprimé en France) ne sont pas les mieux placés en valeur (17 % du marché), la stratégie de positionnement de chaque imprimeur doit être affinée. Face à cet état des lieux, et dans un cadre de reprise d’activité globale après une baisse continue depuis 2000, la filière graphique prépare sa riposte. Malgré des efforts d’investissement importants, y compris en Bourgogne, la croissance de la filière est menacée par une compétitivité en perte de vitesse face aux pays émergents et aux technologies de dématérialisation. La filière doit donc se concentrer sur l’optimisation des consommations de matières, l’offre de services intégrés, la recherche d’une taille critique ou la réduction des temps de production (technologies numériques).
L'industrie graphique
L'industrie graphique génère un chiffre d'affaires de l'ordre de 8,1 milliards d'euros (entreprises de 20 salariés ou plus). Elle comprend les secteurs du prépresse, de la reliure et finition et de l'imprimerie de labeur. Cette dernière en est le principal secteur. Son chiffre d'affaires représente 91 % de celui des industries graphiques et 28,5 % du chiffre d'affaires de l'ensemble Edition Imprimerie. Il y a principalement six grands marchés : l'impression de la presse périodique, l'impression des catologues de vente par livre qui composent l'industrie graphique. Ces six marchés représentent 88 % des tonnages imprimés. Ces dernières années, le marché de l'imprimerie en continu enregristre un fort recul en valeur et en volume lié à la dématérialisation de certains imprimés. Le marché de la publicité souffre lui aussi. L'ouverture récente de la publicité télévisuelle à la grande distribution et le développement des investissements publicitaires vers Internet en sont les principales causes.La consommation d'imprimés dans le monde va croissante mais la France importe plus qu'elle n'exporte. Les importations françaires d'imprimés sont majoritairement européennes. La Chine représente pour l'instant 1,6 % des importations. L'industrie graphique est un secteur utilisateur de produits à risque pour l'environnement. Les imprimeurs d'engagent dans une démarche environnementale au travers d'un dispositif nommé "Imprim'vert".
L'édition et la presse
La presse écrite, composée de l'édition de journaux, de revues et de périodiques génère un chiffre d'affaires de 10,6 milliards d'euros, en très légère progression par rapport à 2005. La presse gratuite est encore la gagnante face à la presse payante d'information. Selon la Direction du Développement des Médias (DDM) la presse gratuite (anonce et presse gratuite d'information) présente une progression de 4,7 % par rapport à 2005. La part des recettes publicitaires dans le chiffre d'affaires global de la presse écrite est d'environ 40 % .
En 2006, les annonceurs ont délaissé la presse. Ces derniers se sont tournés vers la télévision qui a connu une hausse de ses recettes publicitaires de 4,5 % et vers internet dont la hausse des recettes publicitaires atteint 45 % (source DDM). Concernant l'édition de livres, le chiffre d'affaires enregistre une augmentation de 1,7 %. Cette augmentation lisse des disparités selon les différents segments éditoriaux. Le segment "jeunesse", après des années florissantes, est en recul, alors que le segment "essais et documents" notamment les essais politiques affiche une hausse de 20 % de son chiffre d'affaires. Le segment "bande dessinée" affiche quant à lui une bonne tenue.
L'édition d'enregistrement sonore, accuse une baisse de 13 % de son chiffre d'affaires par rapport à 2005. Le chiffre d'affaires est composé à 95 % de ventes physiques et 5 % de ventes numériques. Ce sont les ventes physiques qui accusent une forte baisse en valeur, quant aux ventes numériques elles présentent une hausse de plus de 40 %. Les reproducteurs d'enregistrements sonores subissent le contrecoup de ces baisses. Leur chiffre d'affaires est en régression de 25 %. Les reproducteurs d'enregistrements vidéo et informatiques sont moins touchés avec une baisse de 5 %.

