Investissements

Avec un investissement moyen d'environ 4.600 euros par salarié (2004), le secteur des industries graphiques en Bourgogne se place en onzième position des régions françaises. Sur la dernière décennie (1994-2004), ce classement a très fortement fluctué et ne semble pas relever d’un mouvement ordonné (la région se positionne, selon les années, entre la troisième et la seizième places). On note en Bourgogne un pic d'investissement en 2000-2001, qui se retrouve dans d’autres secteurs (équipements du foyer, automobile, équipements mécaniques, habillement, équipements électriques et électroniques).

La conjoncture très favorable de cette période explique sans doute ce pic d'investissements, notamment dans l'imprimerie, dopée par la demande en communication, packaging et publicité. Cependant la Bourgogne se retrouve en 2000 au 16e rang des régions pour l’investissement par salarié : paradoxalement, c’est la région dont l’effort d’investissement est le plus important par rapport au niveau de 1999. Le niveau d’investissement, après cette période d’équipement et de modernisation, est revenu en 2003 au niveau de 1999. L'année 2004 marque un bon rebond de l'investissement des imprimeurs en Bourgogne , qui augmente de plus de 25 %.

Ce secteur est très capitalistique et demande, pour maintenir un bon niveau de rentabilité et de valeur ajoutée, des investissements élevés et réguliers. La diminution des investissements constatée depuis 2000 découle d’une diminution de la rentabilité des investissements sur des marchés très concurrentiels où les marges sont en perpétuelle diminution. Seules les plus grosses unités ont la possibilité, par effet de volume, de conserver une capacité d’investissement importante, qui sera cruciale en cas de retournement de la conjoncture. Néanmoins, compte-tenu de l'évolution des métiers de l'imprimerie, il n'est plus pertinent de ne raisonner qu'en volume d'investissements pour mesurer la santé du secteur. La "culture d'outil de production" (cf. partie sur les forces et faiblesses) largement répandue dans ce secteur de l'industrie doit céder le pas progressivement à une culture du service et de la force commerciale.