Les grands enjeux pour la Bourgogne

  • attractivitéLe développement de l’attractivité du territoire :

    • Elle passe par une communication régionale réorientée qui pourrait s’appuyer d’une part sur les filières industrielles et technologiques bourguignonnes, d’autre part sur sa position géographique privilégiée, pouvant en particulier servir de bases avancées à des activités de service et de logistique qui visent les marchés d’Ile-de-France, de Rhône-Alpes… Les attraits bien connus de la Bourgogne, en particulier pour sa qualité de vie, deviendraient ainsi des facteurs complémentaires, pouvant faire la différence par rapport à d’autres régions.


  • La nécessaire restauration de l’attractivité des entreprises pour les cadres, les jeunes et les femmes :

    • Les qualifications des salariés sont en Bourgogne inférieures aux moyennes nationales et même de la province. Ceci tient pour grande partie au fait que la région regroupait essentiellement des ateliers de production, de groupes ou de PMI sous-traitantes. L’évolution du niveau d’innovation et de valeur ajoutée des entreprises, le développement d’un tertiaire spécialisé de haut niveau, l’accueil d’investisseurs dans des activités nouvelles devraient permettre de fournir aux jeunes qualifiés les emplois qu’ils vont aujourd’hui chercher dans certaines régions voisines. Une attention particulière devra être portée à la création d’entreprises et à la transmission d’entreprises. L’âge moyen des chefs d’entreprises, tout comme celui de la population totale et de la population active, tend en Bourgogne à augmenter. La nécessaire concentration de l’activité dans des entités à taille plus importante, en particulier pour les PME, par alliance, rapprochement et regroupement devrait être de nature à rendre le problème moins critique.


  • La valorisation des ressources naturelles, sur des sujets a priori aussi différents que le tourisme, les produits de l’agriculture, le bois et les énergies locales :

    • La Bourgogne doit mieux valoriser ses ressources locales et travailler sur la valeur ajoutée de ses produits et ressources. Trop de ces ressources quittent la Bourgogne à l’état brut, sans transformation significative (bois, élevage…). Cette valeur ajoutée supplémentaire passera en particulier par un travail plus collectif, car seule une réelle collaboration entre les opérateurs locaux permettra de créer des unités de valorisation du bois en produits transformés, de commercialiser à grande échelle des produits agro-alimentaires transformés et élaborés, de créer des unités de co-génération utiles pour l’aménagement urbain et des zones d’activités. Le sujet spécifique du tourisme est de même nature, la Bourgogne doit passer du statut de région de passage à celui d’une région de séjour.