Electronique et environnement
L'année 2006 a été marquée par la mise en ouvre de deux directives européennes influençant fortement le monde de l'électricité et de l'électronique.
La directive RoHS (Restriction of use of Hazardous Substances) impose dans l’industrie électrique et électronique l’élimination à la conception de six matières dangereuses dont la plus courante est le plomb, utilisé en particulier dans les soudures. S’y ajoutent le chrome-6, le mercure, le cadmium, le PBB et les PBDE (retardateurs de flamme bromés). Leur élimination facilitera la gestion des produits électroniques en fin de vie et permettra en outre de réduire notablement leur impact sur l’environnement ou la santé (saturnisme, intoxications aux métaux lourds etc.).
On peut noter que le plomb utilisé en électronique ne représente qu’environ 0,6 % du plomb utilisé dans l’industrie, loin derrière les trois premiers consommateurs : batteries (79 %), munitions (5 %) et peintures (4,7 %). Les contraintes engendrées nécessitent néanmoins une mobilisation forte des industriels (nouveaux outils de production, sourcing de nouveaux composants, recherche de produits de substitution, redesign de produits etc.)
La directive DEEE (Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques) se propose quant à elle de responsabiliser les producteurs et les consommateurs sur ce sujet en reprenant le principe du "pollueur payeur" : les fabricants sont responsables du cycle de vie des produits et doivent financer leur collecte et leur traitement. Ces déchets sont estimés à 1,7 million de tonnes par an en France. La plupart contiennent des produits dangereux mais sont éliminés par les décharges classiques, comme 90 % des DEEE. Les pouvoirs publics ont aussi un rôle à jouer, en aidant à la structuration de filières de récupération et de valorisation et en sensibilisant les consommateurs.

