Les enjeux de la fabrication de meubles

Depuis quelques années, cette activité est confrontée à une situation de stagnation voire de décroissance car le marché du meuble est principalement un marché de renouvellement, très concurrencé par d’autres types d’achats (Hi-Fi, voyages…) et caractérisé, en outre, par la logique patrimoniale que les consommateurs français manifestent pour ce type de biens.

Les meubles sont en effet souvent transmis par héritage ou circulent au sein des familles, ce qui restreint d’autant les opportunités de renouvellement.

Cette industrie dépend étroitement des évolutions économiques, démographiques et sociologiques. Pour illustration, la part de budget consacrée aux meubles par les ménages français a baissé de 25 % en dix ans.

Le vieillissement de la population et l’évolution du comportement du consommateur modifient le profil des acheteurs. Les ménages préfèrent investir dans les meubles de cuisine, devenue la pièce de vie de la maison, dans la salle de bain, lieu de détentes et dans le rangement, dressing et autres aménagements de placards. Les jeunes consommateurs privilégient quant à eux les meubles de loisirs.

D’autre part, en France, le marché de distribution de meubles est assez largement capté par de grandes enseignes telles que Conforma, Fly, Ikea ou But, dont la stratégie d’approvisionnement dans les pays à bas coûts salariaux, tend à fragiliser l’industrie française de l’ameublement.

Un repli significatif :

Au 4ème trimestre 2008, la production est en net recul par rapport au 3ème trimestre. Toutes les branches d'activités sont en retrait par rapport à 2007. L'activité "literie", ainsi que celles du "mobilier de bureau" et des "sièges professionnels" qui soutenaient le secteur de l'ameublement jusqu'à présent, tendent à s'essouffler. Sur fond de crise immobilière, la branche "cuisine" confirme le repli engagé au cours du trimestre précédent avec un rythme ralenti des mises en chantier de logements, Les autres branches d'activité et notamment la salle à manger, ne cessent de fléchir.

Le déficit du commerce extérieur s'accroît avec un recul des exportations plus conséquent que celui des importations.

Les carnets de commandes tardent à se remplir pour assurer la pérennité des entreprises qui subissent de plein fouet la crise financière. Avec un pouvoir d'achat en baisse, les consommateurs sont prudents et reportent dans le temps leurs projets d'achat de mobilier.