La problématique du financement des PME
Les études montrent que le financement des petites et moyennes entreprises comporte un risque nettement plus élevé que celui des grandes entreprises. Si l’on met à part les très petites entreprises, souvent constituée sous forme d’entreprises individuelles, et dans la moitié des cas n’employant aucun salarié, le taux de défaillance diminue régulièrement avec la taille.
Cette fragilité particulière tient essentiellement à la spécificité de leur structure financière qui se caractérise par un montant peu élevé de fonds propres, une forte dépendance au regard du crédit interentreprises, un taux d’endettement en général plus important que celui des grandes entreprises et une sensibilité plus grande aux aléas pouvant affecter leur activité.
Certes, les PME parvenues à maturité rencontrent en général peu de problèmes pour le financement courant de leur activité. En revanche, celles qui sont confrontées à des situations « de rupture » (croissance rapide, lancement à l’exportation, innovation, transmission, sans oublier bien sûr la phase de création) ont plus de difficultés à se financer.
En effet les contraintes de rentabilité et de solvabilité qui pèsent sur les banques amènent celles-ci à suivre très attentivement le « degré » de risque qu’elles prennent sur chaque entreprise et à moduler leurs interventions en fonction de cette mesure. Ce constat, identique dans tous les pays développés, a conduit les pouvoirs publics (de tous les pays : Etats-Unis, Japon, Allemagne, etc…) à mettre en œuvre des dispositifs d’appui au financement des PME. En France, c’est le groupe OSEO qui en est le vecteur.
Pour en savoir plus : www.oseo.fr

