Les enjeux de la parachimie en Bourgogne
La Parachimie regroupe des secteurs d’activités très différents. Chacun de ces secteurs connaît des problématiques très différentes et les enjeux y sont donc variés.
En Bourgogne, en 2006, 5 entreprises de plus de 100 salariés emploient 75 % des salariés du secteur. Les enjeux de la parachimie y sont donc très liés aux quelques entreprises qui la compose.
Les années 2005 et 2006 ont été particulièrement destructrices d'emplois en Bourgogne (fermeture d'IFF à Longvic, suppression de 2000 emplois chez KODAK). La parachimie compte aujourd'hui moins de 2000 salariés (4 200 en 2003).
La fabrication de produits chimiques pour la photographie - L’entreprise KODAK
La Bourgogne était en 2003 la seule région française a être présente d’une façon significative sur ce secteur (code NAF 246 G). Elle devait uniquement cette spécificité à la présence sur son territoire de l’entreprise KODAK à Chalon-sur Saône, fabricant de pellicules photos et de produits chimiques pour la photographie. La société KODAK a depuis mis en œuvre son plan de désengagement du site. Il est la conséquence directe de la baisse progressive et inéluctable de la photographie argentique au profit de la technologie numérique. Cette situation marque une étape difficile pour la région Chalonnaise en terme d’emploi et pour toute la Bourgogne qui disposait d’une spécificité nationale remarquée. Aujourd'hui KODAK n'emploie plus que 150 salariés su le site.
La fabrication de dispositifs explosifs d'amorçage - L’entreprise DAVEY-BICKFORD
L’entreprise DAVEY BICKFORD est l’un des principaux fabricants européens d’initiateurs pyrotechniques. Son unique unité de production est implantée à Héry dans l’Yonne où elle emploie 450 salariés permanents. L’activité de l’entreprise s’est développée depuis l’origine autour d’un seul métier : l’initiation pyrotechnique.La production, qui a représenté un chiffre d’affaires de 47,7 M€ en 2007, relève essentiellement de deux marchés : les mines, carrières et travaux publics et l’automobile.
Mais dans sa recherche d’élargissement de sa clientèle, l’entreprise est également présente dans la défense – aéronautique - spatial, l’exploration sismique et les systèmes de sécurité incendie.
L’entreprise opère sur des marchés fortement concurrentiels, ce qui l’oblige à maintenir un effort de R&D important. Le développement des nombreux produits innovants de l’entreprise a été accompagné financièrement, à plusieurs reprises, au cours des dernières années, par la DRIRE et par OSEO ANVAR.
La fabrication d'explosifs - TITANOBEL - La naissance d'un géant
En fin d'année 2007, Nobel Explosifs, une filiale de la SNPE, a été racheté par la Financière Patrimonial d'Investissement, l'un des deux fonds d'investissement de la banque Lazard qui contrôlait déjà Titanite.
L'opération a donné naissance à un géant incontesté du secteur avec pas moins de 65 % de parts du marché natinoal (10 % du marché européen), un chiffre d'affaires estimé entre 110 et 115 millions d'euros et près de 700 personnes dans le monde.
Baptisée Titanobel et implantée à Pontailler-sur-Saône (Côte d'Or), la nouvelle société issue de cette fusion comprend 24 sites Seveso (2 seuil haut, dont quatre en Belgique), 8 agences d'ingénierie et produit 40 000 à 44 000 tonnes d'explosifs par an.
Cette fusion a mis fin, en Bourgogne, à une veille rivalité qui existait entre deux sites de production (un Titanite et un Nobel Explosifs) distants l'un de l'autre de 5 kilomètres.
La France, si elle reste un marché prioritaire en progression de 3 à 5 % par an, n'offre pourtant pas le meilleur potentiel de croissance. Titanobel entend le chercher en rachetant des concurrents en Europe où deux opérations sont en cours de négociation. Mais le fabricant mise surtout sur l'Afrique où de grands projets miniers conduits par des Indiens et des Chinois se font jour.
Typologie du secteur de la Parachimie

