La Plasturgie Europeenne
Une forte croissance dans les années 1990 et jusqu'au milieu des années 2000 mais depuis.....
- Important développement de la demande des secteurs de l’emballage, de la construction et de l’automobile qui constituent 2/3 des débouchés du secteur.
- Chiffre d’affaires de 180 milliards d’euros en 2007 : l’Europe (à 25) est la troisième zone de production mondiale, derrière les Etats-Unis et la Chine mais devant le Japon.
- Une croissance qui s'essouffle depuis 2000, en raison du ralentissement de l'économie mondiale et de la montée en puissance des nouvelles zones de production (Asie).
L’Europe, longtemps premier exportateur mondial, perd des parts de marchés depuis 2000 sauf l'Allemagne....
- L'Allemagne est devenue en 2007 le premier exportateur mondial avec 15 % des parts des marchés (place qu'occupaient les Etats-Unis en 2000).
- La Chine occupe désormais le 2ème rang des exportateurs mondiaux (3ème en 2000).
La France régresse à la 7ème place avec 4,6 % des exportations mondiales.....
- La mondialisation se traduit par un déficit commercial qui perdure : il est passé de -1,7 milliards d'euros en 2000 à -2,2 milliards d'euros en 2007.
- Néanmoins, la France, loin derrière l'Allemagne, reste le 2ème producteur européen et le taux de pénétration du marché intérieur par les importations se maintient à 35 %.
- Le secteur est surtout dominé par les grands groupes français ou étrangers qui réalisent 85 % du chiffre d'affaires. Parmi les groupes étrangers, les américains et les allemands y sont prépondérants.
La Plasturgie Française
- 2ème producteur européen (CA 2005 : 27 Mds €) derrière l’Allemagne (45 Mds €), 4ème producteur mondial
- 1375 entreprises de plus de 20 salariés (2005)
- Croissance de la production plus forte que la moyenne industrielle depuis plus de 10 ans
(+10%/an environ de 1995 à 2001, + 5% en 2003 et +6% en 2004), plus forte que la moyenne industrielle - Un secteur créateur d’emploi : + 30 000 salariés sur 10 ans (1994 - 2004)
- Valeur ajoutée relativement faible : VA/CA (HT) de 30,6 % en 2003 (40 % en Allemagne et Royaume-Uni) liée notamment à la forte représentation de l’emballage en France, secteur à plutôt faible valeur ajoutée.
- Petite taille des entreprises : 4/5 ont moins de 50 salariés, 90 % ont moins de 250 salariés, l’effectif moyen est de 37 salariés (50 en Allemagne)
- Salariés plus jeunes que dans l’ensemble de l’industrie. La proportion de salariés de moins de 40 ans est de 59 % contre 50 en moyenne dans l’industrie. La forte progression de l’emploi explique, en grande partie, ce rajeunissement.
- Export relativement faible: CA export de 23.6 % en 2004 (39,1 % en moyenne pour l’ensemble de l’industrie)
- Besoins français non couverts par la production intérieure (taux de couverture de 76 % en 2004) mais la situation s’améliore (taux de couverture de 72 % en 2000)
- L’Allemagne est le premier client et le premier fournisseur.
Part de chiffre d'affaires et des effectifs des différents secteurs
source SESSI 2006


Comme dans le reste de l’Europe, les trois principaux marchés sont l’emballage, le bâtiment et travaux publics et l’automobile. Ces trois secteurs continuent à se développer et sont créateur d’emplois.
La filière automobile
- Le marché de l'Automobile représente 64 % des débouchés de l'activité "Pièces techniques" en 2007.
- Le secteur est plutôt concentré. Plus de 65 % du chiffre d'affaires des pièces techniques est ainsi réalisé, en 2007, par des entreprises de plus de 250 salariés (43 % par des entreprises de +de 500 salariés). Néanmoins près d'une entreprise sur deux emploie encore moins de 20 salariés.
- La France et l’Allemagne sont les leaders en Europe
- Une stagnation de l'activité après une forte croissance pendant plus de 10 ans. CA des pièces techniques en hausse de 65 % entre 1995 et 2005, en stagnation depuis.
- … qui entraîne une baisse des effectifs après une longue période de hausse :
- + 39 % sur la période 1994-2004
- En baisse depuis 2004 (évolution 2007/2006 : - 4 %)
- En 2007, les pièces techniques représentent plus de 36 % des effectifs de la plasturgie française (contre 42 % en 2004).
- .... et la chute fin 2008 du marché de l'automobile ne va pas arranger les choses.
L’emballage
- Le plastique est le 1er matériau de l’emballage en Europe et en France (38 % de parts de marché) devant le papier carton - source SESSI 2008,
- L’agroalimentaire est le premier client (65 % des débouchés de l’emballage)
- La France, leader européen en 2000, est à la 2ème place européenne (derrière l’Allemagne) avec 1,5 millions de tonnes d'emballages produites en 2007 (progression de 2,5 par an en moyenne depuis 4 ans). La production de sacs et sachets, qui représentait 1/3 de la production d'emballage, marque le pas suite aux mesures prises dans la grande distribution.
- Le secteur perd des emplois (-2,7 % entre 2006 et 2007) après de nombreuses années de création d'emplois (+14 % sur la période 1994-2004). Il représente environ 25 % des effectifs de la plasturgie.
La construction
- En 2005, le Royaume-Uni est le premier producteur européen (CA 8 Mds €) notamment grâce à sa 1ère place en menuiseries plastiques. L'Allemagne et la France sont les principaux producteurs de revêtement de sol et sont donc à la 2ème et 3ème place en CA (respectivement 6 Mds € et 5 Mds €).
- En France, en 2007, 264 entreprises de plus de 20 salariés emploient 26 000 personnes et génèrent un chiffre d'affaires de 5,3 milliards d'euros,
- 3/4 d'entre elles emploient moins de 100 salariés mais celles de plus de 250 salariés réalisent 45 % du chiffre d'affaires et 65 % des exportations,
- Les menuiseries de bâtiment représentent en France en 2007 : 410 millions de tonnes, soit 60 % du total de la production d'éléments en matière plastique pour le bâtiment. Le PVC domine largement le marché, au détriment du bois et de l'aluminium.
- En France, en 2006, le taux de marge brute, le plus élevé de la plasturgie atteint 32,7 %.
Les nouveaux marchés en développement
En dehors des grands marchés, des PME de la plasturgie opèrent sur des marchés de niche, en développant, produisant et distribuant leurs propres produits. De nouvelles niches se développent particulièrement dans le domaine de la santé/beauté et dans celui des sports et loisirs. Jusqu’à présent le confort des marges de l’industrie pharmaceutique/cosmétique et de l’industrie du sport et loisirs a rendu la pression sur les coûts moins omniprésente que dans l’automobile et l’alimentaire.- La pharmacie/cosmétique travaille principalement avec des groupes plasturgistes spécialisés (recherche de garanties de technicité, d’hygiène et de qualité). Ces groupes s’internationalisent pour suivre leurs clients mondiaux et sous-traitent, à leur tour à des plasturgistes de rang 2, qu’ils tendent à regrouper dans des « pharmaparcs ». Certaines PME arrivent à se positionner sur le marché des professionnels (laboratoires, médecins, hôpitaux, …) en développant une logique d’offre différenciée et innovante (ergonomie, praticité, efficacité ou hygiène). Toutefois, dès que le marché prend de l’ampleur, les distributeurs spécialisés peuvent globaliser les quantités et confier les volumes, désormais attractifs, à de grands opérateurs industriels.
- Les équipements sportifs connaissent également aujourd’hui deux dominants : les fabricants de marque, de plus en plus concentrés et qui ont massivement délocalisés leur production, et la grande distribution spécialisée dont certaines enseignes disposent d’unités de production (Décathlon). Toutefois, des PME françaises subsistent sur des niches (articles en mousse pour la natation, canöe, tapis de sport, …). Elles ont la maîtrise complète du produit.
- Les activités manuelles (bricolage, jardinage, loisirs créatifs, …). En dehors des activités sportives, de nombreuses PME de la plasturgie ont profité du boom des activités manuelles individuelles (bricolage, jardinage, loisirs créatifs, articles de pêche, …) qui ont accompagné l’augmentation du temps libre.
La typologie de la Plasturgie en Bourgogne
Les Enjeux de la Plasturgie

