Des enjeux au cœur de la compétitivité de l’amont forestier
La certification forestière. En France, plus de 30 % des surfaces forestières sont certifiées PEFC dont la totalité des forêts domaniales. Fin 2008, 1 300 entreprises françaises étaient dotées d'une chaîne de contrôle. Les citoyens, les consommateurs et les scientifiques appellent à une gestion forestière « durable ». En France, le volume de bois métropolitain récolté certifié a progressé de 49 % en 2005 par rapport à 2004 pour atteindre 49 % de la récolte totale. Variable selon les produits, la demande de certification semble en développement important, notamment dans le secteur de la pâte et des papiers. Les modalités de la gestion forestière sont en jeu de même que la compétitivité des produits.
La mécanisation de l’exploitation forestière des résineux, très élevée en Bourgogne (75 %), et celle des feuillus constituent un des axes majeurs d’amélioration de la productivité de petites entreprises souvent fragiles pour lesquelles l’acquisition de ces machines performantes équipées d’ordinateurs de bord représente un investissement élevé. L’augmentation prévue à moyen terme des volumes de résineux à récolter, notamment en Douglas, nécessitera le recrutement de conducteurs de machines bien formés.
Le transport est aussi un maillon essentiel entre les forêts et les industries de transformation pour lesquelles il représente de l’ordre de 20 à 40 % du prix du bois rendu usine. Le fer demande des flux massifiés, réguliers sur longue distance. Aussi 90 % du transport du bois est-il effectué par la route. Sachant que l’approvisionnement d’un site industriel génère plusieurs flux avec ses fournisseurs, la chaîne d’approvisionnement peut être optimisée par la communication et la concertation entre chacun des maillons.
La caractérisation du bois (densité, couleur, humidité…) nécessaire à l’optimisation des relations entre le bois et les process industriels peut notamment permettre aux usines de définir des modalités de stockage appropriées et d’automatiser la réception du bois. L'enjeu est de caractériser le bois en sortie de scierie. Un marquage CE est en cours de mise en place. Depuis le 1er janvier 2009, les sciages destinés à des emplois en structure doivent être classés selon leur résitance mécanique. Les techniques de classement sont visuelles (les plus répandues) ou automatiques.
La concentration : La consolidation des structures devrait se poursuivre au cours des 5 à 10 prochaines années. le nombre de scieries pourrait ainsi passer d’une centaine à une cinquantaine d’unités en Bourgogne.
La recherche au sein de la filière : Des expérimentations et adaptations des techniques sylvicoles aux conditions locales sont conduites en Bourgogne avec les dispositifs expérimentaux suivis par les représentants de la forêt privée , l’ONF et le FCBA (ex Afocel) dont la Direction Régionale Nord-Est est implantée à Charrey-sur-Saône (21) ). Le FCBA détient également des compétences en matière de recherche sur le matériel d’exploitation forestière, la logistique et le transport du bois. Le pôle bois du FCBA propose des services aux entreprises de sciage, d’emballage et de tonnellerie pour favoriser leur développement.
En outre, le laboratoire LABOMAP de l'ENSAM à Cluny (Arts et Métiers Paris Tech) s'est bâti une solide réputation en matière de recherches sur la transformation, l'usinage et la caractérisation mécanique du matériau bois. La création de la Plateforme Matériaux d'Ingéniérie Bois va renforcer les moyens d'étude et de transferts industriels en particulier pour la construction bois.
La CCIR de Bourgogne/ARIST apporte ses compétences pour assurer une veille technologique aux entreprises du bois.

