Une structure productive diffuse et atomisée
Le travail du bois, en aval de la 1ère transformation, puise sa matière première essentiellement dans les scieries.
En France, le secteur de la 2ème transformation du bois comprend des filiales de grands groupes de dimension européenne et internationale (Lapeyre, Isoroy, Egger…) et de nombreuses PMI et entreprises artisanales, souvent implantées à proximité des bassins forestiers en zone rurale.
La Bourgogne présente des caractéristiques comparables.
Diffus et relativement difficile à appréhender, le secteur de la seconde transformation du bois comprend 88 établissements de plus de 20 salariés, dont 11 seulement emploient plus de 100 salariés. La prépondérance des PMI est patente.
| Nombre d’établissements | |||||
| Bourgogne | Côte d’Or | Nièvre | Yonne | Saône-et-Loire | |
| De 250 à 499 | 2 | 1 | 0 | 0 | 1 |
| De 100 à 249 | 8 | 3 | 1 | 3 | 1 |
| De 50 à 99 | 13 | 1 | 2 | 5 | 5 |
| De 20 à 49 | 47 | 18 | 5 | 10 | 14 |
| De 0 à 20 | 19 | 5 | 3 | 5 | 6 |
| TOTAL | 89 | 28 | 11 | 23 | 27 |
Source SR 2007
Cette relative atomisation des structures productives se révèle pénalisante à l’exportation comme l’attestent les résultats structurellement déficitaires du commerce extérieur français.
La compétitivité de l'industrie du bois s'est d'ailleurs dégradée au cours des dernières années. Le déficit commercial qui avait atteint 3 milliard d'euros en 2005 a régressé à -1,7 milliard d'euros. Dans ce secteur, le Canada et la Chine constituent les deux premiers exportateurs mondiaux. Ils devancent l'Allemagne (3ème) et la France (8ème).
La filière bois compte une centaine d'exportateurs qui englobent notamment les scieurs (30 %), les tonneliers (30 %) et les fabricants de panneaux (8 %).

