Les enjeux de l'industrie de la pierre de construction

Pierre de BourgogneLa concurrence intra-européenne vient traditionnellement d’Espagne et du Portugal. Elle s’élargit régulièrement à des pays extra-européens tels que la Turquie, la Croatie, l’Egypte. Cette concurrence vive contraint les carriers Bourguignons à conserver des prix de vente stables.

Pour accroître leur productivité et conforter leur rentabilité, les entreprises investissent régulièrement dans du matériel d’extraction et de taille plus performant. Cependant le potentiel de gain de productivité est devenu aujourd’hui très faible.

L’extraction de pierre est régie, comme l’ensemble des carrières, par la Législation sur les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement et par le Règlement Général des Industries Extractives pour tout ce qui touche à l’hygiène et à la sécurité des salariés.

Les enjeux environnementaux d’une exploitation touchent principalement l’intégration paysagère, la protection des eaux superficielles et souterraines, le bruit, les vibrations, les poussières ou la sécurité routière.
Les contraintes liées aux vestiges archéologiques pèsent plus lourdement sur la rentabilité d’une exploitation, notamment lorsque des fouilles de sauvegarde sont rendues nécessaires à l’issue d’un diagnostic ; celui-ci est devenu récemment obligatoire et il est à la charge de l’exploitant.
Enfin, la mise en valeur des gisements génère une masse importante de stériles qui représente plus de 30 % du tonnage de matériaux extraits ou déplacés. Les bancs calcaires sont en effet bien souvent fortement faillés.

L’innovation dans les produits s’est concrétisée par une capacité accrue d’utiliser des pierres qui étaient jusqu’à présent déclassées en raison de la présence de défauts.
Les exploitants ont compris également l’intérêt qu’ils avaient à proposer le service « pierre + mise en œuvre » afin de gagner des parts de marchés, principalement auprès des particuliers.
Aujourd’hui les moyens de développement de la filière passe nécessairement par la mise en place de spécification techniques des matériaux pour encadrer les appels d’offres.